L’ascension du Pico do Fogo

En préparant mon voyage au Cap Vert, j’ai vu que sur l’île de Fogo, il n’y avait « que » l’ascension du volcan à faire. J’ai tout de suite voulu la faire. Mais que ce soit Laurence (ma travel buddy) ou moi ne voulions pas rester trop longtemps sur l’île de peur de n’avoir « rien » à faire.

Premières impressions

Mais, dès notre arrivée sur l’île, nous nous sommes rendues compte que nous avions tort… Arrivées à São Felipe (la capitale de l’île de Fogo), nous avons dû traverser toute l’île pour arriver à Chã Das Caldeiras. Pour cela nous avons roulé à travers la vallée et, qu’est-ce que c’était vert ! Et qu’est-ce que ça montait ! Mais aussi, qu’est-ce que ça valait le coup !

Au détour d’un virage, le volcan de Fogo se dévoile avec toute la lave qui l’entoure un peu plus à chaque éruption. La dernière a eu lieu en 2014. Un paysage sombre et lunaire se déroule en avançant petit à petit sur la route qui nous mène au fameux village au pied du volcan. Je ne m’attendais pas à tant de lave et autant de petits volcans. Je ne m’attendais pas à autant de verdures dans la lave (oui oui vous avez bien lu) mais aussi à l’hospitalité et la gentillesse de ces villageois. Surtout quand on se rappelle qu’il y a quelques années la majorité d’entre eux ont tout perdu dans l’éruption mais ils ne se verraient pas vivre ailleurs. Ils me rappelaient un peu ce petit village avec d’irréductibles gaulois… 😉

L’ascension

Le lendemain, juste avant le lever du soleil, on a commencé l’ascension du Pico Grande avec Sebastian et Pirinha Silva (nos guides), et un couple de portugais. Plus on se rapprochait du sommet, plus le paysage devenait impressionnant. A chaque pause, on se disait que c’était dur mais la vue nous motivait à continuer, à aller jusqu’au bout. Au bout de plusieurs heures, presque 4 il me semble, nous sommes arrivés au sommet. De-là, nous pouvions voir le cratère du volcan. De-là, on avait l’impression d’être au bout du monde, sur un volcan volant.

Que je m’explique, le Pico Grande est au coeur de la Bordeira qui était autrefois un volcan. Autour de la Bordeira, on pouvait apercevoir les nuages ce qui nous donnait l’impression d’être au-dessus de tout.

Comme nous devions redescendre du même côté que nous étions monté, Pirinha m’a montré « l’autre côté » du volcan. De ce versant là, j’ai eu une vue panoramique sur la vallée et le petit pico. M A G N I F I Q U E !!!

Il m’a alors expliqué son amour pour son île et son « paradis ». Il en a profité pour m’indiqué une super randonnée à faire sur la Bordeira pendant 2 jours. Maintenant, je n’ai qu’une hâte y retourner pour passer la nuit à la belle étoile sur la Bordeira. Mais, avant cela, il a fallu descendre… Et là, c’est la partie préférée de tous les guides : courir dans la « poudre de lave » laissée sur le volcan. Quelle sensation ! Et pas mal de fous rires en prime !

Mon avis

En y repensant, je ferais bien un parallèle entre un accouchement et l’ascension du pico : c’est dur physiquement et moralement. On n’a l’impression de ne jamais atteindre le sommet. Mais, une fois en haut, on oublie la douleur aux jambes et la fatigue pour admirer la vue. Ça en vaut tellement la peine !

Pour la petite anecdote, l’ascension du Pico Grande se fait en environ 6heures. Les guides peuvent vous dire que c’est tranquille. En même temps, quand ils montent sans touriste, ils le font en 1 heure environ… et ils le font depuis l’âge de 7 ans… 😉

Et vous, l’avez-vous fait ? Le feriez-vous ?

Pour info :

L’ascension avec un guide coûte 4000 escudos si vous ne faites que le grand et 6000 escudos si vous montez par le grand et redescendez par le petit. Je vous recommande vraiment de passer par un guide et de ne pas faire l’ascension seul (pour des raisons de sécurité).

Publicités

Laisser un commentaire